Utopia In Progress, développement des idées créatives

par juliamille

Utopie : Construction imaginaire et rigoureuse d’une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal.

 L’exposition Utopia in Progress à la Cité Internationale des Arts présente les œuvres d’une cinquantaine d’artistes qui célèbrent ensemble les joies et l’évolution de l’utopie artistique à l’occasion des trente ans d’existence de l’association artistique Génie de la Bastille.

Un titre évocateur pour une exposition avant-gardiste qui nous transporte au-delà de l’imagination singulière des cinquante artistes exposants.

Dès mon arrivée dans la galerie de la Cité Internationale des Arts, la grande installation de Do Delaunay, « Graine d’Utopie », attire mon attention. Plumes, œufs et terre de sable tournent en une spirale infernale avec pour noyau, un œuf légèrement suspendu. Les grandes plumes blanches teintées de tâches bleues s’envolent dans les airs laissant s’échapper des œufs rosés ou blanchâtres. Des couleurs saines et pures qui m’évoquent nature, naissance et création. Autre spirale, autre œuvre, cette fois-ci de l’artiste Lorna Taylor. Avec son œuvre « Day after Day after Day » l’artiste évoque la monotonie du temps qui passe, les jours qui avancent et se ressemblent tous. Une spirale de papier Canson, d’un blanc immaculé, s’entortille et laisse apparaitre une trainée de dates, piochées jours après jours dans le quotidien Libération. La spirale infernale de l’actualité évoque ainsi un quotidien monotone mais qui ne s’arrête jamais. Actualité et utopie ? Une controverse ironique.

 Esthétiquement, je retiens l’œuvre de Jessie Bensimon « Chimères nuageuses ». Un nuage en filet d’aluminium, léger, en suspend sur un mur blanc de l’exposition. Cette œuvre vaporeuse et métallique évoque surement quelques problèmes écologiques. Pour le titre, on retiendra l’œuvre de Ora Adler « Hope Catcher », espoir rime avec utopie dans une société ou le dream catcher est bien mort. L’œuvre la plus spectaculaire est bien celle de François Cosson, « Utopie, Moteur de l’art ». Un énorme moteur gris foncé sur un fond orange fluo capte l’attention des spectateurs. D’autant qu’il a disposé deux mannequins déguisés en chimistes de l’utopie devant son œuvre ainsi qu’un planisphère. L’art serait-il le moteur d’un monde utopique ? « Ne parlons plus de paysages » de l’artiste Uta Best est la touche rêveuse et joyeuse de l’exposition. L’artiste a disposé une pluie d’étoiles pailletées sur fond de tapis bleu, avec un planisphère en suspend. L’univers ne représente-il pas le meilleur des mondes utopique ?

 Rêveurs et doux flâneurs parisiens ou simples assoiffés d’art et d’avant-gardisme, ne loupez pas l’exposition qui célèbre les trente ans du génie de la bastille, « Utopia In Progress », jusqu’au 26 juillet à la Cité Internationale des Arts !

2014-07-11 17.20.38 2014-07-11 17.29.04 2014-07-11 17.30.57 2014-07-11 17.47.06

Utopia In Progress, cité internationale des arts, jusqu’au 26/07/2013

Publicités